Sanmenxia se trouve à 34,7 degrés de latitude nord sur le fleuve Jaune, et le coude du fleuve crée ici les conditions de la plus grande population hivernante de cygnes chanteurs du pays. Le parc humide s’étend entre les districts est et ouest de la ville, bâti sur le lit de l’ancienne cité de Shanzhou et sur les deux ruisseaux, Qinglong et Canglong, qui le traversent ; il couvre 8 850 mu, dont 6 150 de terre et 2 700 d’eau et de vasières. Le fleuve Jaune passe à l’est du lac, et les deux ruisseaux le traversent, de sorte que le parc est un ensemble d’eaux reliées plutôt qu’un seul étang. La page de la ville appelle Sanmenxia la ville des cygnes. En hiver, le nom n’est pas une exagération.
Dans le journal
Seize mille cygnes
Le parc humide de Sanmenxia était un fossé d’eaux usées dans les années 1990 et accueille désormais plus de 16 000 cygnes chanteurs en hiver, à portée de vue de la ville.
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Un fleuve qui tourne
Du fossé à la zone humide
Le lac est un chantier de réparation. Le bureau municipal de la culture et du tourisme rapporte que les travaux commencèrent en 2001 et que, le 6 février 2007, le site fut désigné parc humide urbain national par le ministère de la Construction. Un article de journal reproduit par la ville cite Gao Ruyi, de la station nationale de baguage des oiseaux, selon qui le lac était dans les années 1990 un fossé d’eaux usées devant lequel les passants devaient se boucher le nez, et dont le traitement a fait un lieu de promenade. Le même article décrit le parc coordonnant avec le service de l’eau l’admission d’eau du fleuve Jaune pour améliorer la qualité. Cette séquence, du fossé à la zone humide classée en une quinzaine d’années, est la partie de l’histoire des cygnes la plus facile à vérifier.
Seize mille
Les chiffres ont vite bougé. Un texte reproduit par la ville en 2025 indique que les cygnes chanteurs hivernants sont passés d’environ 2 000 dix ans plus tôt à plus de 16 000, et que le nombre de sites fréquentés par les cygnes est passé de quatre à neuf. Les espèces d’oiseaux sauvages recensées dans la zone sont passées de 175 à environ 300, et la ville a construit 240 kilomètres de corridor écologique composite le long du fleuve Jaune, avec une protection des zones humides à 53 pour cent et un couvert forestier à 42 pour cent. Ce sont des chiffres municipaux et il faut les lire comme tels, mais la direction est constante sur plusieurs années de reportages : plus d’oiseaux, plus de sites, plus d’espèces recensées. Les cygnes sont comptés parce qu’ils sont l’indice visible de tout le reste.
L’aube et le crépuscule
L’observation a un horaire. Le lac Qinglong, à l’ouest de la route nationale 209 et à l’est du barrage Qinglong, compte 2 070 mu d’eau et constitue le principal point d’observation ; le lac Canglong, plus petit et plus envahi d’herbes, garde en hiver des tiges de lotus qui nourrissent les oiseaux. Un photographe cité par la ville dit que les meilleures heures sont l’aube et le crépuscule, quand la lumière vient en travers de l’eau, et recommande un grand-angle à courte distance et la rafale pour les oiseaux en vol. Le parc assure des patrouilles de jour et de nuit et demande aux visiteurs de garder leurs distances et de rester silencieux. Les oiseaux hivernent à portée de vue des immeubles de la ville : c’est ce que Sanmenxia a d’inhabituel, plus encore que le nombre.