La sculpture sur sucre joue sur la consistance changeante du sucre lorsqu’on le chauffe, le travaille puis le laisse refroidir. La tradition de Tianmen comprend le modelage et le soufflage des formes ; outils et gestes exercés aident l’artisan à façonner la matière avant qu’elle ne durcisse. Répertorié au niveau national comme patrimoine culturel immatériel, cet artisanat transforme un ingrédient familier en un objet que l’on regarde, que l’on manipule et qui sert parfois aux célébrations.
Dans le journal
Les figurines en sucre de Tianmen
La sculpture sur sucre de Tianmen transforme le sucre chauffé en animaux, personnages et formes cérémonielles, alliant dextérité artisanale et fêtes locales.
Dans la même ville · Tianmen (Hubei) ↗
Une matière chaude entre les mains
Des figurines à contempler et à célébrer
Animaux, personnages et formes auspicieuses composent un vocabulaire familier des fêtes et des célébrations familiales. Les pièces plus grandes restent liées aux offrandes de sucre utilisées lors de cérémonies comme les anniversaires et les mariages. Leur attrait tient à la transformation de la matière et à la reconnaissance des formes. L’artisan doit juger la chaleur, l’épaisseur et le bon moment : le savoir-faire ne consiste donc pas simplement à presser chaque figure dans un moule.
Préserver la singularité du récit de Tianmen
On trouve aussi des artisanats du sucre dans les environs, notamment dans la région de Mianyang. Les artisans de Tianmen et leurs formes cérémonielles donnent à cette tradition locale son propre caractère dans cet univers plus vaste. Un petit animal et une grande pièce cérémonielle imposent des exigences différentes à la matière. Tous deux transmettent un savoir détenu par les mains : la chaleur restante, le moment de tirer ou de façonner, puis celui où laisser le sucre prendre sa forme définitive.
