L’horloge au-dessus d’un port fluvial
À Hankou, le confluent du Han et du Yangzi, les anciennes concessions et le bâtiment des douanes de Jianghan, datant de 1924, révèlent les rues changeantes d’une ville portuaire.
Hankou a grandi là où le Han se jette dans le Yangtsé, et son nom signifie l’embouchure du Han. Ce fut le principal port du Hubei et le plus grand port du cours moyen du Yangtsé ; sous l’empereur Jiaqing, il figurait parmi les quatre grands marchés, avec son propre journal en langue anglaise, The Hankow Daily News, et les consulats de plus de dix pays. Cinq puissances prirent pied sur la rive : les concessions britannique, russe, française, allemande et japonaise furent ouvertes entre 1862 et 1898, la plupart ayant pris fin en 1929. Au bout de la route Jianghan, côté fleuve, se dresse la douane, bâtiment de style Renaissance de 1924 dont la tour de l’horloge rythme encore les heures du port. Zhang Zhidong sépara Hankou de Hanyang en 1899 et le partagea en quatre quartiers, dont les noms figurent toujours sur les plaques de rue de Wuhan. Le nom subsiste comme celui d’un quartier d’usage courant plutôt que d’un quartier administratif, et il a voyagé avec les marchands : il existe encore une route Hankou à Tsim Sha Tsui, à Hong Kong, à Shanghai, à Qingdao et à Taipei.
À Hankou, le confluent du Han et du Yangzi, les anciennes concessions et le bâtiment des douanes de Jianghan, datant de 1924, révèlent les rues changeantes d’une ville portuaire.