Le tambour reposant sur des tigres et encadré d’oiseaux est l’un des types d’objets les plus reconnaissables des sépultures de Chu dans la région de Jingzhou. Un tambour est suspendu entre de grands oiseaux juchés sur des tigres. Le support transforme l’instrument en une composition animale : les oiseaux dressés répondent aux corps bas placés sous eux. On peut d’abord le comprendre par sa forme, même sans connaître les noms des dynasties.
Dans le journal
Un tambour porté par des oiseaux et des tigres
Au musée de Jingzhou, le support peint d’un tambour en bois rend visible l’univers sonore et les motifs animaliers de Chu, dans la laque et la sculpture.
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Sous le tambour, un corps sculpté
Couleurs sur le bois sculpté
La laque protège et colore les formes de bois. Les contours sinueux, les motifs et l’entrelacement des corps animaux donnent à l’objet une énergie visuelle différente de celle d’un simple support en bois. La matière compte : il s’agit d’éléments en bois travaillés et peints, et non d’une fonte de bronze. La fouille et la conservation permettent de voir ces matériaux fragiles longtemps après la sépulture qui les a préservés.
Donner une forme visible à la musique
Le tambour appartient à un monde où les instruments exprimaient le rang, le rituel et le savoir-faire. À Wuhan, les cloches de la tombe du marquis Yi rendent visible un autre ensemble musical, grâce au bronze et à ses supports de suspension. Le tambour et les cloches proviennent de sépultures différentes et utilisent des matériaux distincts. L’un encadre le son d’animaux sculptés ; l’autre réunit fonte, inscriptions et cloches savamment disposées dans une installation de cour.

