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Des mots parmi les arbres de Xiushan

Plaques, inscriptions en diptyque et traces écrites sur les tuiles relient la colline boisée de Tonghai à des générations de lecteurs et de bâtisseurs.

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Une colline qui se lit aussi

Xiushan s’élève juste au sud de la vieille ville de Tonghai. Ses pentes boisées abritent des groupes de temples, de salles et de pavillons, dont l’architecture porte plaques et inscriptions en diptyque. Le lieu est connu comme une montagne de plaques et une mer de distiques : les mots s’y découvrent avec les marches, les arbres et les lignes de toit.

Une plaque rassemble généralement une courte phrase sur une surface bien visible. Un distique place deux vers liés de part et d’autre d’une entrée ou d’une ouverture architecturale. À Xiushan, ces formes donnent aux bâtiments une autre manière de s’adresser aux visiteurs. Elles peuvent nommer, louer, commémorer ou encadrer une idée, et invitent à ralentir au lieu de se hâter vers le point de vue suivant.

Transposer une surface écrite sur le papier

En septembre 2021, le parc a documenté un atelier d’estampage par frottage à Huanhe Lou, dans le complexe du pavillon Yuhuang. Sous la conduite d’un instructeur, les participants ont travaillé à partir d’exemples sélectionnés parmi les plaques et distiques du site. Le compte rendu énumère la préparation du papier, son application sur la surface, le tapotement, l’encrage et le retrait de l’estampage achevé.

Le procédé change la manière d’éprouver l’écriture. Une forme gravée ou en relief devient une empreinte portée par le papier. Une inscription architecturale de grande taille peut alors être manipulée à une autre échelle. Cette activité datée est un exemple précis de transmission : elle relie les objets de la colline aux personnes qui apprennent à en enregistrer les surfaces.

Un nom conservé sur une tuile

À Xiushan, l’écriture ne se limite pas aux grandes inscriptions. Un rapport historique local de 2026 décrit des tuiles marquées du nom Yuyin Shan, un autre nom associé à la colline. Des tuiles récupérées lors de travaux de réparation des bâtiments préservent une trace écrite dans le matériau qui couvrait autrefois un toit.

Le même rapport compare ce nom à une inscription qui mentionne une tour funéraire. Le passé de la colline se laisse ici approcher par un petit objet et quelques caractères préservés. La plaque au-dessus d’une porte et les lettres sur une tuile appartiennent à des contextes différents, mais ensemble elles montrent comment les mots peuvent rester dans un paysage bâti longtemps après le départ de leurs premiers lecteurs.

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