Cinq styles en une forme L'opéra du Sichuan est un assemblage tardif. Le gaoqiang aigu, le huqin, le tanxi, le kunqu et le dengdiao, style de lanterne local, viennent de lieux et d'époques différents. Au début du XXe siècle, ils se jouaient déjà sur la même scène, et l'ensemble a pris le nom des cinq styles réunis. Le répertoire est généralement estimé à plus de six mille pièces traditionnelles et nouvelles. Les cinq rôles sont le jeune homme, la femme, l'homme âgé, le visage peint et le clown, chacun avec ses mouvements et sa voix.

Une technique parmi d'autres Le changement de visage est rapide et visuel, ce qui explique sa réussite en vidéos courtes. Ce n'est aussi qu'une des techniques de la forme, à côté des couteaux cachés, des cerceaux de feu et de l'ouverture de l'œil peint. Un ancien directeur du théâtre de l'opéra du Sichuan a averti que prendre le changement de visage pour un synonyme de tout l'opéra trompe le public et peut nuire à l'art. La méthode reste en partie gardée, non parce que le tour serait magique, mais parce qu'il a été copié et vendu par des gens que le théâtre n'intéresse pas.

La salle en fait partie Une soirée d'opéra du Sichuan se passe souvent dans une petite salle avec des tables à thé, non dans un auditorium silencieux. Le gong et le tambour se tiennent sur le côté ; le public parle, boit et regarde. Une manche, un tour et un changement de visage peuvent porter une scène sans décor. L'humour de la forme est local et verbal, ce qui rend les surtitres utiles. Venez d'abord pour le mouvement, puis restez pour le chant : la voix aiguë est la partie qui récompense le plus une écoute longue.