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Qui fait vivre le paysage des terrasses ?

L’expérience de Dazhai montre que préserver Longji suppose une agriculture viable, un partage équitable des revenus touristiques et des négociations continues.

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Des rizières en terrasses contournent une colline près d’un bâtiment touristique à plusieurs étages.
Terrasses de Longji près d’hébergements touristiques, illustrant la proximité de l’agriculture et des infrastructures d’accueil. Date de prise de vue indiquée par la source : 2017-06-23.

Le paysage doit être recréé sans cesse

On peut parfois conserver un monument de pierre en stabilisant ce qu’il en reste. Un paysage agricole exige autre chose : que des personnes continuent à l’utiliser. Le riz ne se replante pas de lui-même pour préserver une vue, et un bord de canal ne se répare pas simplement parce que la colline bénéficie d’un statut patrimonial. La surface pittoresque résulte d’un travail récurrent.

En 2018, la FAO a reconnu Longji dans le système GIAHS des terrasses rizicoles du sud de la Chine. Cette désignation concerne le patrimoine agricole ; elle ne correspond pas à une inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le sujet comprend des savoirs, des usages du sol et des moyens de subsistance. Conserver une silhouette pittoresque tout en supprimant les conditions qui rendent la culture intéressante ne préserverait qu’une petite partie de ce qui compte ici.

Un chemin de pierre longe de hautes bordures de terrasses et de jeunes plants de riz à Longji.
Chemin et talus de soutènement dans les terrasses cultivées de Longji, photographiés le 23 juin 2017.

Dazhai rend l’économie visible

Une étude de conservation publiée en 2019 distingue plusieurs composantes des revenus des ménages de Dazhai : agriculture, indemnités pour l’entretien des terrasses, dividendes touristiques et emplois locaux non agricoles.

Ces activités soutenaient la culture par différents canaux. Un ménage pouvait cultiver du riz tout en travaillant dans l’hébergement ou d’autres services. L’entretien du paysage commun était lié à l’économie plus large qui l’entourait.

Des toits villageois occupent le premier plan sous les rizières courbes de Longji.
Bâtiments villageois et champs à Longji, photographiés le 23 juin 2017.

Le partage des revenus exige des arrangements continus

En 2021, Guannan Zhu, Xiande Li et Yongxun Zhang ont combiné entretiens et données historiques pour étudier la gouvernance touristique à Dazhai. Ils ont souligné la communication, l’évolution des modalités de répartition des bénéfices, la coordination locale et la supervision. L’augmentation des revenus comptait, mais aussi les moyens par lesquels ménages et organisations négociaient les liens entre tourisme et culture des terres.

Ce cas montre que la coopération dépend d’arrangements capables de s’adapter aux changements du tourisme, du coût de la main-d’œuvre et des possibilités. La conservation patrimoniale suppose donc une coordination locale, en plus de la gestion du sol et de l’eau.

Les bénéfices et les pressions dépassent un seul point de vue

Une étude de cas du département des ressources naturelles du Guangxi indique que neuf villages participaient aux dividendes du tourisme de Longji en 2023. Ce chiffre étend le tableau au-delà d’un seul village, tout en restant le décompte daté des localités participantes.

Les activités agricoles subissent elles aussi des pressions. Des recherches sur le calendrier des cultures ont examiné la manière dont la demande d’une saison dorée prolongée peut influencer les décisions agricoles. Une vue qui attire les visiteurs peut encourager la conservation, mais aussi pousser à réorganiser le travail selon leur calendrier.

Des rizières en terrasses couvrent une vallée de Longji sous des maisons dispersées.
Vue large sur le paysage agricole en terrasses de Longji. Date de prise de vue indiquée par la source : 2017-06-23.

La vue partagée se construit à l’échelle collective

Le département des ressources naturelles du Guangxi a indiqué qu’en 2023 la répartition des revenus touristiques de Dazhai concernait 282 ménages et 1 318 personnes. Cette échelle fait entrer de nombreux foyers dans la relation entre paysage et économie touristique.

Culture des champs, repas et hébergement contribuent aux moyens de subsistance des ménages. Le partage des bénéfices donne à l’entretien d’un paysage collectif une organisation économique qui dépasse une entreprise isolée ou une parcelle particulièrement visible.

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Crédits et droits des photographies
  1. Rutger van der Maar · CC BY 2.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗
  2. Chemin et talus de soutènement dans les terrasses cultivées de Longji, photographiés le 23 juin 2017.Rutger van der Maar · CC BY 2.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗
  3. Bâtiments villageois et champs à Longji, photographiés le 23 juin 2017.Rutger van der Maar · CC BY 2.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗
  4. Vue large sur le paysage agricole en terrasses de Longji. Date de prise de vue indiquée par la source : 2017-06-23.Rutger van der Maar · CC BY 2.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗