La fête des torches est une date dans l'année yi, non une seule nuit : le bois s'empile, les itinéraires se fixent, et l'édition 2026 à Xichang n'en fut qu'une version.
Texte La rédaction IFreeing3 min de lectureVieille ville de Jianchang · Liangshan
Le bois avant le feu
Avant que les feux ne soient allumés, le bois s'empile. Des fagots arrivent dans les cours et au bord des places, liés et comptés, en attente de la nuit où ils seront portés. L'empilement est la part la moins visible de la fête et la plus pratique. Une torche doit brûler assez longtemps pour être portée jusqu'au bout ; un bûcher doit prendre vite et tenir dans le vent. Les tas grandissent pendant les jours qui précèdent, et les itinéraires sont fixés et parcourus. En ville, l'échelle est grande ; dans les comtés, le même travail se fait dans des cours plus petites. Le feu est le moment que tout le monde voit, mais la préparation est ce qui le rend possible.
Une édition parmi beaucoup
En 2026, la plus grande nuit de la fête du Liangshan a eu lieu à Xichang, avec 86 bûchers le long d'un parcours de 3,2 kilomètres. Ces chiffres sont propres à cette année et à cette ville. La préfecture publie le programme, et chaque comté y entre avec ses propres événements. La fête a lieu au sixième mois lunaire, mais la date et l'ampleur varient selon le comté et l'année. Le programme de 2026 a commencé le 19 juillet par une cérémonie d'allumage à Didisa, dans le comté de Puge, et a duré plus de quarante jours, les comtés prenant le relais. Qui ne se souvient que de la nuit de Xichang lira mal l'événement. La ville fournit la plus grande scène unique, mais le calendrier est préfectoral et les chiffres ne sont pas une règle.
Le parcours et la foule
La nuit venue, les gens portent des torches le long du parcours, et la ligne de feu avance dans la rue. La foule ne regarde pas depuis le bord : elle fait partie du défilé. On porte des costumes, on chante, et les danses rassemblent les gens autour du feu. Le programme comprend lutte, courses de chevaux et marchés, et le versant rituel inclut les bénédictions des bimo et les chants et danses dulehe. La fête est à la fois un rituel et un jour férié public, et les deux ne se séparent pas. Un visiteur venu seulement pour le spectacle voit la surface d'un événement qui est aussi un retour de famille. Le parcours est assez long pour que le défilé ait un début et une fin, et des gens attendent aux deux.
Le lendemain matin
Le matin qui suit la grande nuit, la rue porte la cendre et les restes des feux. Le parcours est balayé, et la ville retrouve sa circulation ordinaire. Dans les comtés, la fête continue ; la nuit de Xichang n'est qu'un point d'un programme plus long. Ce qui reste après le dernier feu n'est pas seulement de la cendre. Les costumes sont pliés et rangés, les familles revenues pour la fête font leurs visites, et les rencontres de l'année sont achevées. Le feu est un repère de calendrier : il divise l'année en avant et en après. Voilà pourquoi la date importe moins que le retour, et pourquoi les chiffres de 2026 décrivent une seule édition. L'après-midi, la cendre est poussée en tas et emportée, et la rue ressemble de nouveau à une rue.