Les thèmes des fresques et les thangkas portables donnent aux images religieuses de Songzanlin des cadres différents. Une annonce d’exposition à Qujing publiée en 2011 consigne le projet de présenter les rouleaux du monastère hors de son enceinte.
Du côté de Shangri-La, les gorges sont présentées à travers une zone touristique dont la description passe de l’étroitesse du Saut du Tigre supérieur aux rapides du cours moyen.
Dans la vieille ville de Shangri-La, la préservation dépasse les façades : elle concerne les toitures, la sécurité incendie, les ruelles, les commerces et la vie quotidienne des habitants.
Un monastère de l’époque Qing domine Shangri-La, dans un ensemble organisé autour de deux grands temples. Ses bâtiments et sa communauté restent au cœur d’une ville qui s’est développée autour de ce centre religieux ancien.
Des familles pumi vivent dans le comté autonome lisu de Weixi, un territoire multiethnique dont le nom peut masquer les communautés distinctes qui partagent ses vallées. Registres villageois et profils linguistiques montrent pourquoi l’identité pumi doit être comprise localement, et non comme une tradition uniforme.
À un passage de Deqin sur l’ancienne route commerciale entre le Yunnan et le Tibet, un câble de bambou, un pont suspendu à chaînes de fer, une passerelle suspendue et un pont routier moderne témoignent de différentes manières de faire traverser aux personnes et aux marchandises le Lancang.
À Benzilan, le guozhuang s’apprend dans un centre communautaire, se pratique lors de rassemblements et se transforme au contact des jeunes danseurs. Sa forme appartient à une ville précise de Deqin, pas à toutes les danses appelées guozhuang sur le plateau.
Dans le comté de Deqin, l’église de Cizhong témoigne, à l’échelle d’un village, d’une histoire de construction, d’enseignement, d’interruption du culte et de réparation.
Trois ensembles de peintures murales de l’époque Qing subsistent à Benzilan, où l’architecture bouddhique s’inscrit dans un paysage villageois façonné par le Jinsha et l’ancienne route entre le Yunnan et le Tibet.
Kawagarbo domine le comté de Deqin, mais sa signification ne se réduit ni à l’altitude ni au paysage. Des travaux de recherche décrivent une montagne comprise à travers les croyances protectrices locales et le pèlerinage bouddhique tibétain.
Dans le nord-ouest du Yunnan, le Jinsha, le Lancang et le Nu creusent de profonds corridors au cœur d’un système montagneux. L’inscription à l’UNESCO protège des ensembles définis, pas toute l’immense région nommée d’après ces fleuves.