Dans le journal

Cercle, chant et apprentissage du guozhuang à Benzilan

À Benzilan, le guozhuang s’apprend dans un centre communautaire, se pratique lors de rassemblements et se transforme au contact des jeunes danseurs. Sa forme appartient à une ville précise de Deqin, pas à toutes les danses appelées guozhuang sur le plateau.

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Une forme locale au rythme singulier

Le guozhuang de Benzilan fait partie de la tradition plus vaste du guozhuang de Diqing. Un article du comté de Deqin décrit les pas et les chants qui passent de séquences lentes et mesurées à une fin plus rapide. Il distingue également le style local des performances d’autres lieux de Diqing, notamment Jiantang. Il ne s’agit pas de classer les formes, mais de reconnaître qu’un nom partagé peut recouvrir des rythmes et des vocabulaires gestuels locaux.

La même source situe la danse lors de mariages, de festivals de tir à l’arc et du rite montagnard de Las. Les chants s’organisent autour de phrases parallèles et de métaphores, tandis que des vers improvisés peuvent varier selon l’occasion et les personnes qui chantent. La danse ne se réduit donc pas à une chorégraphie fixe : elle circule entre rassemblements formels, rites et participation sociale dans la ville et ses villages.

Une danse enseignée dans un centre communautaire

En 2025, un rapport préfectoral a localisé un centre d’apprentissage du guozhuang au deuxième étage du centre de services pour l’unité et le progrès des nationalités de la ville de Benzilan. Il décrit les costumes traditionnels, un cercle de danseurs allant des personnes âgées aux enfants et un programme d’enseignement dirigé par des détenteurs locaux du savoir. Un portrait suit Thiri Lham, détentrice du patrimoine culturel au niveau provincial, qui enseigne aux enfants et leur envoie des vidéos d’instruction sur WeChat. Le rapport mentionne aussi des cours saisonniers pour les jeunes et des leçons suivies par des adultes.

L’enseignement suit une structure pratique. Un ensemble requis de pas de base xiazhu et de chants classiques donne aux élèves un socle commun ; représentations publiques et activités scolaires leur offrent des occasions de les pratiquer. Selon le même reportage, un enfant de sept ans avait appris plus de vingt chants et plusieurs séquences de xiazhu. Ces exemples rendent la transmission visible comme un travail : temps consacré par l’enseignante, pratique répétée et répertoire que les enfants peuvent reprendre du cours à une performance villageoise.

Garder le cercle ouvert

Les lieux où la danse est présentée ont changé au fil du temps. Un document du comté indique que le guozhuang de Benzilan a été inscrit en 2006 sur la liste nationale chinoise du patrimoine culturel immatériel. Un reportage ultérieur décrit des activités scolaires, des représentations communautaires et de nouveaux arrangements qui préservent les mouvements traditionnels tout en ajustant la formation ou le tempo. Dans un exemple, une danse dispersée a été réorganisée en une figure plus resserrée, afin que les jeunes participants puissent la suivre plus facilement.

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