Le théâtre ouvrit le 14 juin 1930, entamant une longue relation entre la scène et son quartier. Ses premières décennies appartenaient aux loisirs de proximité : histoires, musique et spectacles à quelques pas de chez soi. Le bâtiment se trouvait parmi les boutiques et les logements, non dans un quartier culturel isolé. Son échelle et son adresse intégraient les représentations à la vie urbaine quotidienne.
Dans le journal
Un théâtre remonté sur scène
Ouvert en 1930 puis relancé en 2012, le théâtre de Yau Ma Tei relie les traditions du théâtre cantonais à une nouvelle génération d’artistes.
Dans ce district · Yau Tsim Mong ↗Un théâtre de quartier ouvre
De l’écran de cinéma à l’opéra cantonais
Le théâtre fut ensuite associé à l’opéra cantonais, qui combine chant, parole, geste, mouvement et costumes symboliques. Conventions et interprétation transforment une petite scène en palais, champ de bataille ou maison familiale. La voix et les mouvements de l’acteur portent la scène, tandis que les musiciens en règlent le rythme. Son histoire rejoint celle des petits théâtres de Hong Kong, adaptés aux publics et aux formats changeants.
Une longue pause et un retour soigné
Le cinéma cessa ses activités en 1998. La fermeture interrompit le lien direct entre théâtre et public sans effacer sa place dans la mémoire culturelle locale. Après conservation et rénovation, il rouvrit en 2012 pour l’opéra chinois et la formation de groupes cantonais. La scène retrouva un rôle actif : les artistes peuvent y jouer, pratiquer et transmettre leur métier.
Une scène de transmission
Un théâtre est plus qu’une façade préservée si des artistes continuent d’utiliser sa scène. À Yau Ma Tei, la reprise de l’opéra relie un bâtiment historique à une tradition vivante. La formation compte autant que les représentations publiques, car l’opéra exige de répéter souffle, rythme, musique, geste et coordination de troupe. La seconde vie du théâtre associe ainsi la sauvegarde d’un bâtiment de quartier à l’enseignement d’un art.