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Le passé aurifère de Mohe : d’une entreprise des Qing à la mémoire locale

L’histoire de l’or à Mohe prend une forme institutionnelle à la fin du XIXe siècle, lorsque le gouvernement des Qing organise une entreprise minière près de l’Amour. Elle comprend les difficultés de transport, les politiques frontalières et les ouvriers qui ont bâti une exploitation minière isolée.

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Une entreprise minière sur la frontière de l’Amour

L’histoire minière moderne de Mohe est associée à Li Jinyong, nommé en 1887 pour planifier une mine d’or pour le gouvernement des Qing. Mohe était éloigné des centres provinciaux et confronté à des difficultés de transport, de financement et de main-d’œuvre. Après avoir étudié la région et préparé un règlement, Li obtint l’accord des autorités ; en octobre 1888, il arriva avec ses collègues et près d’un millier de mineurs pour établir l’exploitation. Les trois premiers chantiers aurifères ouvrirent en février 1889. Ces dates marquent une entreprise industrielle organisée, et non le début de toute collecte locale d’or.

Routes, approvisionnements et relations transfrontalières

L’exploitation dépendait du transport de vivres, d’équipement et de personnes sur de longues distances. La biographie municipale de Li à Mohe décrit une route terrestre de plus de 2 000 li en direction de Mergen, l’actuelle Nenjiang, ainsi que le transport fluvial sur l’Amour. La mine fonctionnait aussi dans un contexte frontalier où des responsables et des mineurs russes se trouvaient à proximité, ce qui faisait de la juridiction et des conflits autour des ressources une partie de son histoire. L’extraction de l’or dépendait donc autant de l’infrastructure et de la diplomatie que de la géologie.

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