Le Toeshey de Lhatse associe le dranyen, le chant et la danse dans un même spectacle. La notice du patrimoine culturel immatériel national décrit un luth à six cordes qui accompagne les interprètes, jouant, chantant et dansant ensemble. Un compte rendu du service culturel local précise que leur nombre varie : une personne peut chanter et jouer, ou deux interprètes et des groupes plus importants peuvent se produire ensemble. Cette souplesse convient aussi bien à une prestation individuelle qu’à une réunion. L’instrument n’est pas un ornement en marge de la danse ; il tient la ligne musicale lorsque voix et mouvement se rencontrent.
Dans le journal
Le rythme local du Toeshey de Lhatse
Dans le Toeshey de Lhatse, un dranyen à six cordes accompagne le passage du chant mesuré à une danse plus vive ; les interprètes chantent, bougent et changent la position de l’instrument.
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Un spectacle en trois éléments
Une ouverture douce, une seconde partie rapide
Le spectacle change nettement de rythme. La première partie est centrée sur le chant, avec une cadence mesurée et des gestes fluides. Dans la seconde, la danse passe au premier plan : le tempo s’accélère et les mouvements deviennent plus légers. Même sans connaître les paroles, l’auditeur peut suivre cette évolution. La voix ouvre un espace à la mélodie et aux vers ; la partie plus rapide rassemble les danseurs dans un mouvement partagé. Le rythme est porté par le luth autant que par le corps, et le passage du chant à la danse se voit autant qu’il s’entend.
Le dranyen change de position avec le mouvement
La notice nationale présente trois positions courantes pour tenir le luth : derrière la tête, à la taille et devant la poitrine. Chacune modifie la silhouette de l’interprète et le rapport entre l’instrument et le corps. En chantant et en bougeant, l’artiste peut lever le dranyen au-dessus de l’épaule, le poser à la taille ou le tenir devant la poitrine. Ce ne sont pas de simples façons de porter l’instrument, mais une partie du vocabulaire visuel reconnaissable du Toeshey. Les six cordes assurent l’accompagnement tandis que l’interprète équilibre rythme, voix et pas.
Un art local transmis dans la vie publique
Le Toeshey de Lhatse accompagne depuis longtemps les rassemblements du comté. Un compte rendu de 2019 du service culturel de Shigatsé décrit des prestations lors de grandes fêtes et mentionne des troupes locales, les activités scolaires et les enfants qui apprennent cette forme. Il note qu’une troupe d’enfants a été créée en 2013 pour faire entrer la danse dans les écoles. La notice nationale indique que le comté de Lhatse a déposé la demande et que son service de la culture et du tourisme protège la pratique. Inscrit au patrimoine culturel immatériel national en 2008, le Toeshey se transmet par la pratique, l’enseignement et les célébrations partagées.