Un manuscrit montre un autre mouvement qu’un combat à l’épée : celui d’un écrivain qui choisit et révise ses mots. À la galerie Jin Yong du Hong Kong Heritage Museum, manuscrits, premières éditions et objets personnels donnent accès au parcours de Louis Cha, mieux connu sous son nom de plume Jin Yong. Son vaste univers de fiction revient aux pages qui furent écrites, imprimées et lues.
Dans le journal
Les mondes de Jin Yong commencent sur le papier
À la galerie Jin Yong du Hong Kong Heritage Museum, manuscrits et premières éditions ramènent les grands récits martiaux au travail de l’écriture.
Dans ce district · Sha Tin ↗Avant que les héros n’atteignent l’écran
Un romancier dans les bureaux d’un journal
Cha arriva à Hong Kong en 1948 pour travailler au Ta Kung Pao. Ses premières activités professionnelles comprenaient traduction, scénario, paroles de chansons et commentaires de films, parfois sous d’autres pseudonymes. En 1955, au New Evening Post, il commença à publier en feuilleton Le Livre et l’Épée à l’invitation de l’éditeur Lo Fu.
Le journal donne au roman un cadre social : l’histoire rejoignait la lecture ordinaire parmi les autres imprimés du jour. Une première édition ou une page de feuilleton rend cette rencontre plus tangible qu’une simple liste de titres célèbres.
L’écriture se poursuivit par les révisions
La fin d’une première version ne mit pas un terme au travail de Cha. Après Le Cerf et le Chaudron, qu’il déclara en 1972 être son dernier roman, il revint à ses livres antérieurs. Le musée décrit un long chantier de révision, suivi d’une autre révision entre 2000 et 2006.
Les versions racontent donc aussi une histoire. Un passage pouvait changer tandis que le livre restait dans la vie des lecteurs. Derrière les héros familiers et leurs adaptations se trouvait un écrivain qui revenait sans cesse à la page.