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Les établissements au-delà de la capitale de Guge

La capitale de Guge à Zanda faisait partie d’un monde plus vaste dans l’ouest tibétain. Une étude archéologique de 2024 sur le complexe de Piyang-Donggar décrit des établissements, des cimetières et des monuments bouddhiques, ainsi que des indices de culture de l’orge et d’élevage. Les sources historiques inscrivent le commerce et la traduction dans la vie régionale de Guge.

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Ruines de Tsaparang, ancienne capitale de Guge, sur une crête de Zanda.
Ruines de l’ancienne capitale de Guge à Tsaparang, photographiées en 2005. CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons.

Un royaume plus vaste que sa capitale

Tsaparang, à Zanda, est l’image la plus connue de Guge : palais et temples se dressent encore parmi les ruines d’une crête. Pourtant, un royaume ne se résume pas à sa capitale. Le paysage élargi de Zanda comprend aussi Piyang, Dingdong et Jiweng, réunis dans le complexe de Piyang-Donggar par une étude archéologique de 2024. Les chercheurs y décrivent établissements, cimetières et monuments bouddhiques le long d’un affluent du haut Sutlej. Ces sites élargissent la carte de la vie historique au-delà du centre royal et permettent de demander comment on vivait dans le bassin, pas seulement comment les souverains bâtissaient sur une crête.

L’agriculture dans les vestiges

À Piyang-Donggar, les restes archéobotaniques ajoutent les cultures à ce tableau. Des fouilles menées en 2019 ont révélé des traces d’activités agropastorales autour de l’orge à six rangs. Grains, fragments d’épis et nœuds de tiges, laissés par la récolte et la transformation, étayent l’interprétation d’une culture locale. Les chercheurs ne prétendent pas connaître le régime exact de chaque habitant ni la superficie cultivée. Les données montrent que la production alimentaire appartient à l’histoire de ce paysage archéologique d’altitude, aux côtés des bâtiments religieux et des lieux funéraires.

Élevage et habitat

Les restes animaux du complexe comprennent des moutons ou des chèvres, des yaks ou des bovins, ainsi que des chevaux. L’étude les interprète comme des indices d’une activité pastorale durable. Associés aux traces de traitement de l’orge, ils suggèrent une économie mixte où établissements permanents et élevage n’étaient pas incompatibles. Les vestiges ne livrent pas le portrait complet d’un foyer, mais ils conservent des fragments à lire ensemble. Le paysage devient plus humain : un établissement n’était pas un groupe de bâtiments isolé des pâturages, mais un élément d’un réseau de travail, de nourriture, de culte, de sépulture et de déplacements dans le bassin.

Commerce et traduction

Un aperçu culturel du district de Zanda présente Guge comme un lieu de traduction bouddhique et un centre important du commerce extérieur dans le Tibet historique. Ce récit régional complète les fouilles de Piyang-Donggar, mais les deux sources répondent à des questions différentes : l’une résume le rôle historique du royaume, l’autre étudie les restes végétaux et animaux. Ensemble, elles empêchent de centrer le récit uniquement sur une capitale spectaculaire. L’histoire de Guge comprend aussi les échanges de textes et de biens, la production alimentaire, le bétail et des communautés dispersées dans un vaste territoire. La crête de la capitale n’est qu’un nœud de ce monde.

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Crédits et droits des photographies
  1. Ruines de l’ancienne capitale du royaume de Guge à Tsaparang, photographiées en 2005. Photo : Pseudois ; CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons.Pseudois ( talk ) ( Uploads ) · CC BY-SA 3.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗