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Les couteaux de Lhatsé : le travail du manche et du fourreau

Le couteau de Lhatsé associe une lame d’acier, un manche en corne ou en bois et un fourreau décoré, dans une tradition familiale de travail du métal.

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Détail architectural d’une maison traditionnelle de Lhatsé, photographié en août 1999.
Détail architectural d’une maison traditionnelle de Lhatsé, photographié en août 1999.

Un couteau fait de matériaux contrastés

Un couteau de Lhatsé réunit acier, corne ou bois et métal décoratif dans un objet compact. Un portrait d’artisan publié en 2023 par le service culturel tibétain décrit des lames forgées en acier et des manches en corne ou en bois, parfois entourés de fil d’argent ou de cuivre. Le fourreau reçoit aussi une finition propre : revêtement d’argent ou de cuivre, fleurs et animaux gravés, parfois pierres ou dorure. Le contraste entre la lame sobre et le manche ou le fourreau richement travaillé crée un équilibre visuel. Chaque matériau participe à la forme finale, du tranchant fonctionnel à la surface où s’expriment les choix décoratifs du fabricant.

Du métal à la lame

Le même article présente une séquence qui va de la fusion et de la mise en forme au traitement thermique, au meulage et à la gravure, avec des soudures de renfort et un polissage fin. Ces étapes transforment peu à peu le métal brut en lame finie. Le façonnage établit le profil ; la chauffe et le traitement modifient les propriétés de l’acier ; les meulages successifs affinent la forme. La lame rejoint ensuite un manche et un fourreau dont les matériaux et les motifs donnent à chaque pièce son caractère. Le texte souligne aussi les variations régionales de la coutellerie tibétaine : les artisans de Lhatsé inscrivent un style local dans des étapes métallurgiques partagées.

Manche, fourreau et atelier familial

Le portrait présente Puda-wa, habitant du village de Lhatsé, sixième génération de couteliers de sa famille et héritier représentatif de niveau régional pour le couteau de Lhatsé. Il poursuit le travail manuel, de l’ébauche du fourreau et de la gravure au coloris, à la forge, au meulage et au polissage. Son fils Dorje Jandun a appris le métier et est devenu héritier représentatif au niveau municipal. Leur coopérative a accueilli plus de dix apprentis, parmi lesquels des habitants confrontés à des difficultés. Transmission familiale, production partagée et formation font partie de la vie de l’atelier aujourd’hui.

Les choix du maître restent visibles

Le manche et le fourreau gardent visibles les décisions du coutelier après la forge. Un fil métallique peut entourer le bois ou la corne ; des fleurs et des animaux sont gravés sur le métal du fourreau ; certaines pièces reçoivent des détails d’argent ou des pierres. Le travail de Puda-wa et de sa famille relie la lame au fourreau, de la première mise en forme au polissage final. Le couteau rassemble deux sortes de travail : la précision qui façonne et finit l’acier, et le travail décoratif, plus lent, qui donne à l’objet porté son caractère reconnaissable de Lhatsé.

Route et troupeau près de Lhatsé, photographiés en octobre 2011.
Route et troupeau près de Lhatsé, photographiés en octobre 2011.
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Crédits et droits des photographies
  1. Détail architectural d’une maison traditionnelle de Lhatsé, photographié en août 1999.LBM1948 · CC BY-SA 4.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗
  2. Route et troupeau près de Lhatsé, photographiés en octobre 2011.guan · CC BY 3.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗