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Hegang : une ville minière au bord des forêts et des zones humides

Hegang s’est développée autour de l’extraction du charbon, avant de s’inscrire dans un territoire de forêts, de zones humides et de plaines fluviales. Ses archives minières et son profil écologique actuel montrent deux histoires qui coexistent dans la même ville.

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Un établissement né autour d’une veine de charbon

Hegang s’est développée autour des mines et des transports. En 1918, Shen Songnian et ses associés ont fondé la compagnie minière de charbon Xinghua. Les premiers travaux reposaient largement sur le travail manuel : le charbon était abattu à la main puis transporté hors de la mine. La ligne ferroviaire reliant la zone minière à Lianjiangkou a ouvert en 1926 et a connecté la production à un réseau de transport plus vaste. À mesure que l’agriculture, l’exploitation minière et le commerce attiraient des habitants, le chantier est devenu une ville. Le charbon a fait naître l’industrie ; le rail a donné au lieu une nouvelle échelle.

Un siècle d’industrie et sa mémoire

Le profil municipal décrit Hegang comme une ville de ressources marquée par un siècle d’exploitation du charbon et recense plus d’un milliard de tonnes de production cumulée de charbon brut. L’activité minière reste un élément majeur du récit actuel de la ville, mais l’histoire publique retrace aussi l’évolution des méthodes de travail. Un compte rendu de visite au musée paru en 2026 indique que les guides ont présenté le passage du travail manuel à une production intelligente. Le musée de l’Histoire minière expose cette chronologie industrielle à travers ses collections, tandis que le musée de la Mémoire de la ville suit la croissance de Hegang depuis le défrichement et l’installation, au moyen d’objets quotidiens et de photographies. L’un raconte une industrie, l’autre la ville qui s’est construite autour d’elle.

Une ville du charbon au cœur d’une région verte

La présentation officielle de Hegang situe la ville entre la plaine de Sanjiang et les Xiaoxing’anling, avec l’Amour au nord et la Songhua au sud. Elle recense 10,89 millions de mu de terres forestières — environ 726 000 hectares —, une couverture forestière de 43,22 % et 77 200 hectares de zones humides. La même présentation décrit les réseaux fluviaux et les réserves naturelles de la ville, dont les habitats humides des comtés du nord. Ces chiffres concernent l’ensemble du territoire administratif de Hegang, pas seulement son centre urbain. Le contraste n’est pas une contradiction : une ville minière appartient aussi à une région de forêts, de fleuves et de zones humides. Le profil municipal mentionne par ailleurs plus de quarante sortes de légumes sauvages, plus de vingt baies sauvages et trente plantes médicinales récoltées dans ses zones forestières, qui illustrent l’éventail des ressources au-delà du charbon.

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