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Le Nouvel An gongbo : accueillir l’année à l’approche de l’hiver

Célébré le premier jour du dixième mois tibétain, le Nouvel An gongbo associe calendrier régional, récits de départ, repas de fête et préparatifs collectifs.

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Des participants tiennent un chema pendant les célébrations du Nouvel An gongbo
Chema lors d’une célébration du Nouvel An gongbo, 24 novembre 2022. Photo : China News Service, CC BY 4.0.

Un nouvel an pour la région du Gongbo

Le Nouvel An gongbo tombe le premier jour du dixième mois du calendrier tibétain. Les sources régionales situent ses célébrations dans le district de Bayi, la ville de Mainling et le comté de Gongbo'gyamda, à Nyingchi. Cette date occupe une place particulière dans le cycle saisonnier : elle précède l’autre Nouvel An tibétain, célébré plus tard dans l’année calendaire. Il s’agit d’une fête régionale, ancrée dans cette partie de l’est tibétain, et non d’une célébration identique dans toutes les communautés tibétaines.

Les sources en anglais emploient aussi Gongbo Festival ou Kongpo Losar, différentes transcriptions du nom régional. Les descriptions concordent sur la date et le rassemblement : les familles préparent les plats, portent des vêtements locaux et accueillent ensemble la nouvelle année.

Un récit de départ loin de chez soi

Un article touristique régional conserve un récit expliquant l’antériorité de la fête. Il y a plus de sept siècles, raconte-t-il, un souverain gongbo appela les hommes à défendre la région en automne. Comme ils hésitaient à partir avant d’avoir célébré le nouvel an, il fixa la fête au premier jour du dixième mois tibétain. Après le repas, les hommes partirent et auraient repoussé les attaquants.

La même page rapporte une autre version : des habitants partis en campagne en septembre regrettèrent de ne pas avoir goûté le vin d’orge, les mets de fête et le feu de branches de pin vert. La communauté aurait alors avancé le nouvel an et honoré les soldats par des offrandes et une veille nocturne. Ces récits relient la date à la séparation, au devoir de protéger son pays et au désir d’emporter avec soi le souvenir du foyer.

Préparer la fête

Selon le récit, les préparatifs commencent environ une semaine avant le premier jour : les foyers mettent de côté de l’orge et du porc, préparent des pâtisseries kasai et réunissent des provisions. Parmi les coutumes citées figurent le fait d’éloigner les mauvais esprits, d’inviter les chiens à manger, de porter de l’eau, de déguster le jieda, d’honorer une divinité des récoltes, de tirer des flèches sifflantes et de soulever des pierres. Chants et danses rassemblent les participants. Une autre publication touristique municipale montre les vêtements gongbo et décrit le jieda comme une préparation à base de beurre et de fromage frais.

Une photographie de 2022 montre des personnes tenant un chema, composition de grains présentée pendant la fête. Elle documente un événement public précis ; les textes ajoutent les préparatifs domestiques et les coutumes villageoises. Ensemble, calendrier, récits, nourriture et activités partagées font du Nouvel An gongbo une manière régionale d’accueillir l’année avec famille, invités et communauté.

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  1. Chema lors d’une célébration du Nouvel An gongbo, 24 novembre 2022. Photo : China News Service, CC BY 4.0.China News Service · CC BY 4.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗