Dans le journal

Du chaudron au bol de soupe

Le yangtang de Xiaoshi est une soupe de chèvre dont l’identité naît de la longue cuisson et du partage du bouillon et de la viande.

Dans la même ville · Benxi ↗
Une louche verse un bouillon laiteux et des morceaux de viande dans une marmite à soupe métallique peu profonde. À côté se trouvent de petits bols d’herbes hachées et des piments rouges épars.
Le yangtang de Xiaoshi illustré dans le guide touristique officiel du Liaoning, avec le bouillon et la viande dans une marmite de service à partager.

Que contient le yangtang ?

Yangtang est souvent rendu en anglais par soupe d’agneau ou de mouton. Dans la version locale documentée de Xiaoshi, l’animal est une chèvre : la présentation culinaire municipale précise qu’il s’agit de chèvres cachemire élevées localement. La distinction donne au nom un sens plus précis sans changer le terme chinois employé pour le plat.

Xiaoshi est un bourg du district autonome mandchou de Benxi. Sa soupe est devenue un moyen de faire voyager son nom au-delà du district. Un bol porte l’association à un lieu particulier, mais celle-ci commence par l’élevage et la cuisine plutôt que par un slogan.

Le temps et le feu

La description officielle place la chèvre découpée dans un chaudron chauffé au bois et alterne feu vif et doux pendant plusieurs heures. Elle décrit une pratique de cuisson plutôt qu’une recette domestique quantifiée. Le portrait de Benxi publié par Xinhua en 2025 qualifie le bouillon obtenu de laiteux et de corsé.

Le chaudron permet une grande préparation. Le cuisinier travaille le temps, le liquide et la chaleur avant que la portion n’atteigne un convive. Cette séparation entre préparation et service est essentielle au plat : le travail de la marmite est partagé, même lorsque chacun reçoit son propre bol.

Le repas évolue au fil du service

Un reportage de 2012 de Zhang Yi, journaliste au Huashang Morning News, décrit de près le service dans un établissement de Xiaoshi tenu par Sun Ning. La soupe arrivait dans un récipient métallique maintenu chaud à table. La personne chargée du service demandait les préférences d’assaisonnement avant de verser une première portion contenant viande, sang coagulé et abats ; la description mentionnait vinaigre et coriandre hachée. Les services suivants pouvaient se concentrer sur le bouillon.

Cette séquence rapportée possède sa petite progression. Le premier bol est consistant, rempli de textures différentes ; le suivant met le liquide au premier plan. La marmite commune reste au centre, tandis que l’assaisonnement adapte ce qui entre dans chaque bol. Le reportage consigne la manière dont un établissement répartissait le pot commun en une suite de portions individuelles.

L’identité culinaire de Xiaoshi se tient dans ces gestes reliés : surveiller le chaudron, garder la soupe chaude, répartir les morceaux et terminer une portion pour la personne qui la mangera.

Poursuivre la découverte · Xiaoshi ↗
Crédits et droits des photographies
  1. Le yangtang de Xiaoshi illustré dans le guide touristique officiel du Liaoning, avec le bouillon et la viande dans une marmite de service à partager.Source : Liaoning Provincial Department of Culture and Tourism, Resource Development Division. Le photographe et la licence de l’image ne sont pas indiqués. · Statut des droits inconnu Source de la photo ↗ Proportions d’origine conservées. Copies d’affichage réduites uniquement si nécessaire, sans agrandissement, recadrage ni retouche.