Deux bois et un pinceau
Des blocs de poirier et de jujubier, la surimpression, la couleur à la main, un sujet interdit et un métier qui perdit ses blocs deux fois.
L'estampe du Nouvel An de Yangliuqing (杨柳青木版年画) est le métier qui a fait voyager le nom du bourg. Elle prolonge la tradition picturale des Song et des Yuan et le style de cour des Song du Nord, se distingue surtout par la peinture de figures au trait fin et en couleurs fortes, et absorbe la technique de la gravure sur bois des Ming ; les feuilles sont imprimées à partir de blocs de bois puis terminées à la main. Le commerce est attesté sur plus de quatre cents ans, et en 2006 l'estampe a été inscrite sur la première liste nationale du patrimoine culturel immatériel. Son histoire n'est pas une montée régulière : elle fut poussée vers l'extérieur par l'envasement du canal Sud, endommagée en 1900, et perdit des blocs lors des rénovations urbaines vers l'an 2000.
Des blocs de poirier et de jujubier, la surimpression, la couleur à la main, un sujet interdit et un métier qui perdit ses blocs deux fois.