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Avant la Guilin pittoresque : la vie à Zengpiyan

Poteries, outils, restes animaux et pollen éclairent les techniques et les milieux préhistoriques de la grotte de Zengpiyan, au sud de Guilin.

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Une grotte pour habiter

À Dushan, au sud de Guilin, Zengpiyan conserve les traces de personnes ayant utilisé une grotte des millénaires avant l'identité pittoresque moderne de la ville. Les récits archéologiques placent sa principale séquence préhistorique entre environ 12 000 et 7 000 ans avant le présent.

Durant cette longue période, occupations et conditions environnementales ont changé. Les dépôts se sont accumulés au fil de phases successives. Habitat, ressources et techniques relient la grotte à un paysage qui soutenait ses habitants bien avant de devenir célèbre pour ses vues.

Outils, poteries et traces du quotidien

Les fouilles ont livré outils de pierre et d'os, fragments de poterie, restes animaux et végétaux, traces de feu et sépultures. Le site fut identifié lors d'une prospection en 1965. Les fouilles de 1973 à 1975 mirent au jour les restes de 35 personnes et plus d'un millier de fragments de poterie ; une nouvelle investigation suivit en 2001. Un article local de 2024 revient sur ces découvertes avec des archéologues et des professionnels du musée.

Les vestiges conservent différentes activités. Les outils enregistrent le travail des matériaux ; la poterie, la fabrication de récipients. Restes animaux et végétaux relient les habitants aux ressources environnantes. Positions et associations aident les archéologues à reconstruire la place de ces activités dans la longue utilisation de la grotte.

Un outil en pierre et son cartel sur un support rouge au musée du site de Zengpiyan.
Un chopper en pierre de la phase V du site de Zengpiyan, photographié dans la salle d'exposition du site en 2012.

Le paysage microscopique

L'étude pollinique de Wang Lijuan de 1989 examine des échantillons des dépôts culturels et d'une couche calcaire. Ils contenaient pollen et spores d'arbres, d'herbes et de fougères. Leurs combinaisons changeantes ont servi à reconstituer végétation et climat successifs, notamment des boisements assez clairsemés et des forêts mixtes aux proportions variables de feuillus et de conifères.

Ces traces minuscules prolongent l'histoire au-delà de l'entrée. Elles préservent les changements du milieu pendant et après la formation des couches archéologiques. La composition forestière rejoint ainsi le cadre dans lequel s'est déroulée l'occupation humaine.

Les couches donnent une place dans le temps

L'étude distingue les dépôts culturels de la couche calcaire ultérieure. Position et association situent les découvertes dans la séquence : un fragment, un échantillon et la matière autour d'eux gardent leurs liens avec une phase particulière.

Enregistrer ces relations fait entrer les objets dans une chronologie. Les outils et fragments réunis en vitrine viennent d'un site utilisé pendant des milliers d'années. Leurs couches gardent cette profondeur temporelle et relient chaque découverte aux conditions changeantes de son dépôt.

Un passé assemblé à partir de traces matérielles

Les indices de Zengpiyan réunissent techniques, ressources et changements du milieu dans une même histoire. La poterie marque le savoir-faire des récipients, tandis que les vestiges associés et leur contexte aident à en étudier les usages.

Pierre, os, argile et pollen conservent différentes échelles de la vie préhistorique. Ensemble, ils donnent à Guilin un passé humain bien antérieur à la ville et aux paysages célébrés, enraciné dans les relations pratiques entre les habitants de la grotte et le monde extérieur.

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Crédits et droits des photographies
  1. Un chopper en pierre de la phase V du site de Zengpiyan, photographié dans la salle d'exposition du site en 2012.Zhangzhugang · CC BY-SA 3.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗ Image réduite proportionnellement et convertie en WebP ; composition entière conservée.