L’espace autour du Jokhang diffère du long regard vers le Potala. Ici, un centre religieux est entouré de rues et de déplacements quotidiens. Le temple n’est pas une silhouette lointaine sur une crête, mais le point autour duquel on comprend la vieille ville voisine. Cours et seuils font varier l’échelle entre rue, bâtiment et objets intérieurs.
Fondé au VIIe siècle, le Jokhang appartient aux débuts de l’établissement du bouddhisme au Tibet. Le complexe a connu des réparations et ajouts successifs. Son architecture visible porte le travail de nombreuses générations.
Une notice locale distingue trois circuits autour du Jokhang. Le Nangkhor passe à l’intérieur du temple autour du sanctuaire central de Shakyamuni ; le Barkhor suit le mur extérieur, d’où rayonnent les rues ; le Lingkhor, plus vaste, englobe le Potala, la colline de Yaowang et le Ramoche. Ces noms inscrivent la marche religieuse dans la géographie urbaine et prolongent l’histoire de la cour du temple jusque dans les rues de Lhassa.
