Dans le journal

Des motifs tissés sur un métier jingpo

Un manuel de tissage en langue jingpo recense 61 motifs sélectionnés et révèle la patience et le savoir-faire technique nécessaires au tissu à motifs.

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Un motif est aussi une séquence

Le tissu jingpo ne se réduit pas au motif achevé. Un manuel pédagogique publié par la Maison d’édition des minorités ethniques du Dehong décrit une recherche de deux ans auprès de tisserandes expérimentées dans toute la préfecture et la sélection de 61 motifs pour une présentation détaillée. D’après la description du livre, il explique comment tisser chaque motif, des procédés les plus simples aux plus complexes. Sa notice de catalogue montre comment un savoir a été organisé à des fins pédagogiques ; elle ne dénombre pas les motifs actuellement utilisés dans chaque village.

Une référence de la Commission nationale des affaires ethniques décrit le tissage comme un art jingpo distinctif et note que les vêtements de fête diffèrent selon les branches. Géométrie, couleurs et emplacement du textile sont donc liés au savoir-faire et au contexte social. Une jupe ou une veste n’est pas un simple décor : elle peut refléter les choix de la personne qui l’a faite et l’occasion où elle est portée.

Le vêtement dans une garde-robe vivante

Un motif tissé prend forme par une suite de croisements de fils, de tensions et de répétitions. L’édition en langue jingpo du manuel donne à cet apprentissage technique une forme dans la langue utilisée pour nommer et enseigner l’artisanat.

La Commission nationale des affaires ethniques note que les vêtements de fête diffèrent selon les branches jingpo. Les motifs s’inscrivent donc dans une garde-robe aux expressions régionales multiples : géométrie, couleurs et emplacement se conjuguent avec le contexte social dans lequel le vêtement est porté.

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