Le registre national du patrimoine immatériel situe les débuts du théâtre Huangmei dans une rencontre : à la fin des Qing, des airs de cueillette du thé du comté de Huangmei, au Hubei, entrèrent dans le Huaining voisin, en Anhui. Ils s’y mêlèrent aux arts populaires locaux et furent chantés et parlés dans le dialecte d’Anqing. La source appelle cette forme ancienne Huaiqiang ou Huaidiao, avant que le genre ne prenne le nom de théâtre Huangmei. Son histoire régionale franchit l’actuelle limite provinciale avant de se consolider autour d’Anqing.
Dans le journal
Théâtre Huangmei : des chansons de thé à la scène
À Huaining, des airs de cueillette du thé venus d’ailleurs ont rencontré les arts locaux et la langue d’Anqing.
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Des petites pièces aux œuvres longues
Le compte rendu patrimonial explique que le jeune genre absorba ensuite la musique, le jeu et le répertoire du Qingyangqiang et du Huixi, puis commença à monter des pièces complètes. Une chanson populaire portée par de petites scènes pouvait alors soutenir des personnages et des histoires plus développés. La source cite parmi les pièces les plus connues « Le couple céleste », « La consort impériale » et « Le bouvier et la tisserande ». Ces titres familiers sont l’aboutissement d’emprunts et d’une expansion.
Trois systèmes vocaux façonnent le son
Le registre distingue trois systèmes : huāqiang, caǐqiang et le chant principal. Le huāqiang accompagne de courtes pièces et garde un caractère plus léger de chanson populaire ; le chant principal porte les pièces longues traditionnelles et comprend plusieurs motifs nommés. Dans les premières troupes, trois percussionnistes rejoignaient aussi le chœur, selon la formule « trois frappes, sept chanteurs ». Après 1949, le gaohu devint l’instrument principal d’un accompagnement structuré. Ces formes musicales montrent comment une troupe organisait les voix et le rythme.
Une tradition ancrée dans une région
L’entrée nationale du patrimoine immatériel désigne Anqing comme unité de candidature et de protection et mentionne des représentations à Anqing comme à Huangmei. Le théâtre a rejoint la liste nationale en 2006. La même entrée signalait alors le rétrécissement de son aire de représentation et les difficultés des troupes de comté. Cet avertissement daté rappelle qu’un genre reconnu dépend des artistes, de la transmission et du public ; ce n’est pas un recensement actuel de toutes les troupes.