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Barkhor : un circuit de temple au cœur de la ville

Autour du Jokhang, le Barkhor rapproche le mouvement des pèlerins, les rues commerçantes et les seuils des anciennes cours.

Dans la même ville · Lhassa ↗
Un fidèle se prosterne sur le pavage du quartier du Barkhor.
La pratique pèlerine donne au circuit du Barkhor l’un de ses rythmes caractéristiques.

Le temple donne son centre au parcours

Le Barkhor est le circuit qui longe les murs extérieurs du Jokhang, entre l’itinéraire intérieur du temple et le Lingkhor, plus vaste, de la Lhassa historique. Sa forme naît d’une relation : les gens se déplacent autour d’un centre religieux. La rue se comprend donc à la fois par le bâtiment qu’elle entoure et par ceux qui bordent son extérieur.

Le Barkhor diffère ainsi d’une avenue droite reliant deux destinations. Le circuit revient sur lui-même et fait rencontrer les mêmes lieux dans un ordre successif. Portes, angles et changements de façades deviennent des repères familiers le long de ce mouvement continu autour du temple.

Le circuit s’ouvre sur un réseau

Selon un reportage de Xinhua publié en juillet 2024, plus de trente rues et ruelles traversent la vieille ville du Barkhor au sens large. Leur relation avec le circuit donne au quartier un centre et de nombreuses directions possibles. Le parcours autour du Jokhang n’est qu’une partie de son fonctionnement.

Boutiques et entrées de cours s’inscrivent dans le même réseau. Le seuil mène de la rue publique à des espaces d’échelle et d’usage différents. La différence se voit même sans entrer : un alignement continu de façades peut dissimuler une cour ouverte, tandis qu’une porte discrète peut conduire à un vaste bâtiment ancien.

Des passants longent les vitrines du quartier du Barkhor.
Autour du Jokhang, les rues accueillent à la fois pèlerinage et déplacements urbains quotidiens.

La marche partage l’espace avec la vie quotidienne

Le reportage de 2024 indique que d’anciennes cours accueillent des logements, des restaurants, des hébergements et des boutiques culturelles. Ces activités donnent au Barkhor d’autres rythmes que ceux du pèlerinage. Les marchandises arrivent, les gens travaillent et les voisins continuent d’utiliser des lieux que les visiteurs découvrent parfois d’abord comme un patrimoine.

Le circuit est donc un bon point de départ pour comprendre le quartier, mais les ruelles adjacentes en révèlent la profondeur. Le Jokhang en constitue le centre religieux ; la rue porte le mouvement autour de lui ; les cours gardent des histoires plus privées et locales. Leur proximité fait du Barkhor une partie singulière de la ville vivante de Lhassa.

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Crédits et droits des photographies
  1. La pratique pèlerine donne au circuit du Barkhor l’un de ses rythmes caractéristiques.Gerd Eichmann · CC BY-SA 4.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗
  2. Autour du Jokhang, les rues accueillent à la fois pèlerinage et déplacements urbains quotidiens.Gerd Eichmann · CC BY-SA 4.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗