Dans le journal

Deux cultures sur les pentes de Lincang

Le thé noir Dianhong et le café relient la culture des versants à deux histoires de transformation distinctes.

Le thé noir de Fengqing et une industrie du café plus récente

La feuille de thé fraîche et la cerise de café mûre commencent des parcours très différents. À Fengqing, l’histoire du Dianhong est celle de la fabrication de thé noir à partir de la variété locale à grandes feuilles. Un document agricole provincial situe les essais de production de Feng Shaoqiu en 1938. Cet épisode marque le développement d’un produit de thé particulier dans une région où la culture du thé est bien plus ancienne.

Le café suit une autre chronologie. Un rapport agricole provincial fait remonter les essais de Lincang aux années 1950 et décrit l’extension ultérieure de sa culture commerciale. Son édition de 2025 identifie cinq comtés de culture concentrée et 290 000 mu de bases à haut standard. Ces chiffres datés montrent l’ampleur d’une industrie qui se développe en plusieurs lieux, plutôt que la production d’un seul domaine.

La récolte ne met pas fin à la transformation

Le processus du Dianhong comprend flétrissage, roulage, l’étape traditionnellement appelée fermentation et séchage. La feuille reste la matière travaillée du début à la fin. Le traitement du café porte plutôt sur le fruit et la graine : tri et flottaison séparent les lots avant les étapes suivantes, tandis que la torréfaction constitue une transformation ultérieure du grain.

Le rapport sur le café décrit des investissements dans des méthodes de traitement contrôlées et dans des lots de spécialité, reliant les pentes aux équipements, au classement et à des marchés plus larges. En regard, l’histoire du thé de Fengqing montre une autre relation entre matière végétale locale et production organisée. Les deux boissons appartiennent au paysage agricole contemporain, mais le travail qui les mène à la tasse reste distinct.

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