Dans le journal

Ateliers de teinture et évolution des économies familiales à Zhoucheng

L’apprentissage au foyer, les nouveaux matériaux et les ateliers du village montrent comment l’économie de la teinture de Zhoucheng a évolué, sans réduire l’artisanat à un récit unique de tradition ou de commerce.

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Un artisanat organisé autour des foyers

Pendant une grande partie de son histoire récente, la teinture de Zhoucheng s’est pratiquée au sein des foyers. Une notice nationale sur le patrimoine immatériel décrit des proches apprenant en observant les aînés, d’abord avec des tâches d’appui comme le retrait des fils, avant de passer à la couture plus exigeante. Les femmes travaillaient souvent en petits groupes, échangeant leurs techniques tout en fronçant et cousant le tissu. Ce tableau vient d’une enquête patrimoniale antérieure : il témoigne de son époque et ne constitue pas un recensement actuel du travail.

La production familiale reliait le savoir-faire aux rythmes du quotidien : on pouvait préparer le tissu à la maison, le porter à teindre, puis l’ouvrir et le finir après immersion. Le travail se répartissait ainsi entre plusieurs étapes et personnes. L’apprentissage devenait visible dans la vie ordinaire, et pas seulement dans une salle de cours. Quand on parle d’un « artisanat familial », il vaut la peine de demander qui réalise chaque tâche et comment son temps est reconnu.

Du tissu local à une production en mutation

La même source retrace l’évolution des matières et des outils. Les artisans utilisaient auparavant un tissu tissé localement ; l’article décrit ensuite l’achat de coton et le recours à des machines de séchage ou de pressage dans les grands ateliers. Il indique également que l’indigo végétal reste un matériau traditionnel, tandis que les teintures chimiques permettent une coloration plus rapide en un seul bain. Ces changements ont touché le temps, la couleur et le travail, pas seulement l’apparence.

Un rapport préfectoral de 2021 décrit l’économie de la teinture de Zhoucheng à travers les ateliers, les produits et la formation. Avec l’enquête antérieure sur les foyers, il montre cet artisanat à plusieurs échelles : fabrication familiale, production organisée et ventes au-delà du village. Le travail manuel et les machines peuvent coexister dans ce paysage productif en mutation.

Une artisane utilise une longue louche au-dessus d’une cuve à teinture dans un espace de travail extérieur.
Une artisane lève une louche au-dessus d’une cuve à teinture à Dali, photographie du 24 septembre 2008. La vue documente un outil et un geste, mais la source ne situe pas l’atelier à Zhoucheng.

Musée, enseignement et nouveaux publics

Le musée de teinture à nouage de Pu Zhen Bai, à Zhoucheng, associe des expositions sur les maisons locales et l’histoire de la teinture à un atelier et à des activités de formation. La présentation municipale de Dali lui attribue des missions de collection, d’enseignement, de formation aux techniques, d’échanges universitaires et de création de produits culturels. Le musée se situe ainsi entre préservation et travail contemporain : il présente l’artisanat tout en offrant un lieu où visiteurs et élèves découvrent ses méthodes.

Les documents décrivent le travail à travers l’apprentissage familial, le tissu acheté, les grands ateliers et les programmes de formation. Ensemble, ils montrent que la teinture de Zhoucheng a évolué avec les matières et les outils, tandis que la couture et la teinture continuent de dépendre de gestes maîtrisés.

Plusieurs grandes cuves à teinture se trouvent dans l’enceinte de la famille Yan à Xizhou.
Cuves à teinture dans l’enceinte de la famille Yan à Xizhou, Dali, photographiées le 1er août 2022. La photographie documente un espace d’exposition ou de travail à Xizhou, et non le musée Pu Zhen de Zhoucheng.
Mur extérieur décoré du musée du tie-dye bai Pu Zhen à Zhoucheng, Xizhou.
Musée du tie-dye bai Pu Zhen à Zhoucheng, présenté sur la page officielle du gouvernement de Dali. Ses activités répertoriées d’enseignement et d’exposition relient l’histoire familiale documentée à une institution publique ; cette vue extérieure ne montre pas le travail domestique.
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Crédits et droits des photographies
  1. Une artisane lève une louche au-dessus d’une cuve à teinture à Dali, photographie du 24 septembre 2008. La vue documente un outil et un geste, mais la source ne situe pas l’atelier à Zhoucheng.Richard Weil · 2008-09-24 04:58:14 · CC BY-SA 2.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗ Redimensionnée en conservant les proportions et convertie en WebP, sans recadrage ni agrandissement.
  2. Cuves à teinture dans l’enceinte de la famille Yan à Xizhou, Dali, photographiées le 1er août 2022. La photographie documente un espace d’exposition ou de travail à Xizhou, et non le musée Pu Zhen de Zhoucheng.Kcx36 · 2022-08-01 14:51:22 · CC BY-SA 4.0 Source de la photo ↗ Informations sur les droits ↗ Redimensionnée en conservant les proportions et convertie en WebP, sans recadrage ni agrandissement.
  3. Musée du tie-dye bai Pu Zhen à Zhoucheng, présenté sur la page officielle du gouvernement de Dali. Ses activités répertoriées d’enseignement et d’exposition relient l’histoire familiale documentée à une institution publique ; cette vue extérieure ne montre pas le travail domestique.unknown · unknown Source de la photo ↗ Redimensionnée en conservant les proportions et convertie en WebP, sans recadrage ni agrandissement.