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Le roseau et les formes de la calligraphie Nichi

La tradition Nichi relie la forme de la plume de bambou, la discipline des lettres et une transmission centrée sur Nyemo.

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Commencer par l’outil

Une plume de bambou paraît simple jusqu’à ce que l’on regarde sa pointe. Dans la tradition Nichi, la différence entre une plume ronde et une plume à trois faces est liée à la taille de l’écriture. La coupe de la pointe fait partie de la fonction de l’outil. Le trait commence donc par un bord préparé, pas seulement lorsque l’encre touche le papier.

La notice du patrimoine immatériel national présente Nichi comme une tradition importante de l’uchen, écriture tibétaine formelle, et désigne Nyemo comme un centre représentatif. Ce lien territorial donne une histoire locale précise au vaste sujet de l’écriture tibétaine.

Une tradition transmise par la pratique

Nichi se transmet principalement de maître à élève. La répétition compte, car un modèle écrit ne contient pas chacun des gestes qui ont produit une écriture. L’apprenti apprend les formes et la manière de tenir l’outil.

Un portrait de juillet 2025 du Tibet Daily donne un nom à ce travail : Sonam Dobgyal a appris enfant auprès du calligraphe Tashi Phuntsok et est devenu enseignant invité à l’école secondaire de Nyemo en juillet 2020. En classe, il transmet l’histoire de Nichi et l’ordre des traits. L’article indique aussi sa participation à des travaux de manuscrits au Potala. La pointe de bambou, l’exercice d’un élève et un manuscrit soigné relient la discipline de la main à la longue vie d’un texte.

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