Le profil de la réserve décrit les zones humides d’altitude composées de marais et de prairies comme l’écosystème central protégé à Dashanbao. Un règlement provincial donne à cet habitat une géographie plus précise : les dortoirs nocturnes et les principales zones d’alimentation autour de Dahai, de la rivière Tiaodun et de Lelizhai sont désignés comme zones humides prioritaires. Cette précision compte, car une « zone humide » n’est pas une surface uniforme. Les oiseaux ont besoin d’associations particulières d’eaux peu profondes, d’espaces ouverts pour se nourrir et de lieux sûrs pour se reposer ; les changements de l’eau et de la végétation peuvent modifier le fonctionnement de cette mosaïque.
La loi considère l’habitat comme nécessitant une gestion active. Elle attribue à l’autorité de la réserve des responsabilités concernant les inventaires de ressources, le suivi des grues et des conditions des zones humides, ainsi que la surveillance des maladies. Elle demande aussi aux gouvernements de restaurer les superficies humides, d’améliorer les conditions écologiques et de lutter contre la pollution de l’eau et la perte des sols. Ce sont des dispositions légales, pas la preuve que chaque objectif a été atteint. Elles montrent quelles pressions l’État reconnaît et quelles mesures sont requises.


