En surface, les rues anciennes de Bozhou relient portes, boutiques et cours. Sous terre, l’étude de l’Université de technologie de Hefei décrit un réseau centré sur Dayu Shou, carrefour de la vieille ville, et prolongé dans plusieurs directions. Le nom courant de « tunnels des troupes de Cao Cao » renvoie à une tradition ; l’étude situe le début à la fin des Han orientaux et indique qu’une grande partie de la structure visible fut reconstruite sous les Song.
Dans le journal
Un réseau souterrain sous la vieille ville de Bozhou
Sous la vieille ville subsiste un réseau de passages associé à Cao Cao et transformé par des reconstructions ultérieures.
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La brique et une histoire plus longue
Le passage n’est pas un vestige intact d’une seule époque. L’étude universitaire situe son origine à la fin des Han orientaux et décrit d’importantes reconstructions sous les Song. Voûtes en brique, appareillages différents et murs réparés révèlent ces transformations. Un réseau associé à l’époque Han fut entretenu et remodelé par des bâtisseurs ultérieurs.
Un réseau, pas un couloir droit
Le plan documenté comprend des voies simples et parallèles, des niveaux supérieurs et inférieurs ainsi que des intersections. Aux tournants, des obstacles, des murs, des pièges et des dispositifs destinés à faire trébucher compliquaient le passage. De petites niches dites « oreilles de chat » pouvaient abriter une à six personnes ; près du carrefour central se trouvait un espace de commandement plus élaboré. Le réseau dirige, divise et dissimule le mouvement.
Des objets qui survivent au récit
La plateforme universitaire répertorie des projectiles d’argile, des pierres explosives, des lames et pointes de flèches en fer, des lampes, miroirs, poteries, porcelaines et pierres à encre issus de contextes Han, Tang et Song. Elle indique aussi qu’une inondation au XIIIe siècle ensevelit partiellement les passages. Objets et réparations révèlent un site urbain stratifié, impossible à réduire à un seul commandant ou à un seul moment.