Une photographie peut donner de Huangguoshu l’image d’un objet complet : un rideau d’eau lumineux, un bord de roche sombre et un bassin en contrebas. Pourtant, l’eau vient de quelque part et poursuit sa route hors du cadre. Il s’agit de la rivière Baishui, dans le bassin versant de la rivière des Perles. Rétablir le cours d’eau dans le paysage change l’échelle du lieu : la grande chute est un épisode d’un paysage en mouvement, non un mur d’eau isolé.
Dans le journal
La rivière avant et après la chute
À Huangguoshu, la cascade appartient à la rivière Baishui ; une grotte et le récit de Xu Xiake ajoutent d’autres points de vue.
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Le fleuve au-delà de la cascade
Un autre regard, derrière l’eau
La grotte située derrière la cascade offre un autre point de vue sur Huangguoshu. De loin, l’eau qui tombe semble former une surface continue ; derrière elle, le rapport entre roche, ouverture et courant devient plus immédiat. Le rideau qui paraît solide depuis l’autre rive se renouvelle sans cesse sous l’effet de la chute. La roche abrite un espace derrière ce mouvement et ramène le regard du fleuve entier au bord d’une ouverture.
Une cascade lue par un voyageur
Au XVIIe siècle, le voyageur Xu Xiake a écrit sur les cascades de cette région. Il appartient à une longue tradition chinoise de voyageurs qui décrivent les reliefs et donnent une vie particulière aux lieux par l’écriture. Son nom ajoute une échelle humaine au temps géologique. On peut suivre deux mouvements à la fois : celui de l’eau dans le paysage fluvial et celui du regard dans les textes qui aident les générations suivantes à reconnaître le lieu. Cela n’oblige pas à présenter la cascade comme un cas unique au monde.

